Si la musique m’était contée. Toujours à la source des inspirations, Millesources Haute Dordogne propose pour cette nouvelle saison 2020 de nouvelles expériences artistiques en mêlant le récit et la musique.
L’été 2020 fut bercé par des mélodies qui semblaient s’échapper des pages d’un vieux livre de contes, où chaque note racontait une histoire d’amour, de nostalgie et de rêverie. Sous les voûtes des Arches, le Quatuor romantique des Jeunes Talents Millesources fit vibrer l’air d’une douce mélancolie, tandis qu’à Ussel, ces mêmes jeunes artistes marchèrent Sur les pas de Beethoven, laissant son génie résonner dans le cœur des auditeurs.
À Neuvic, l’été s’ouvrit sur un concert de lancement, promesse d’une saison où la musique se fit tour à tour intime et grandiose. Les Rencontres se multiplièrent, comme autant de dialogues secrets entre artistes et public. Francis Poulenc y trouva sa place, avec La Dame de Monte Carlo, tandis que les Chants des villes et notes des champs rappelèrent combien la musique est le reflet de l’âme des paysages.
Mauriac et Treignac unirent leurs voix pour des soirées romantiques où la France et l’Allemagne se répondirent en harmonies tendres et passionnées. À Taurves, l’ombre de Vienne plana avec « Wien, Du Stadt meiner Träume » (Vienne, ville de mes rêves), évoquant valses et soupirs dans la douceur du soir.
Palisse, quant à elle, offrit des Tableaux européens du Romantisme, comme une galerie de peintures sonores où chaque œuvre était une émotion à saisir. Et quand le Quatuor Akilone interpréta l’Opus 131 à Neuvic puis à Taurves, ce fut comme si le temps suspendait son vol, captivé par la pureté de l’instant.
À Uzerche, François Dumont fit gronder Orages et tempête sous ses doigts, tandis qu’à Saint-Hilaire-Luc, les Variations sur l’Opus 77 mêlèrent musique et littérature en un ballet délicat.
Ainsi, cette saison fut une promenade à travers les émotions du romantisme, où chaque concert fut une halte dans un jardin secret, une invitation à rêver, à aimer, à se souvenir. La Corrèze, sous le ciel étoilé de l’été, devint le théâtre silencieux de ces instants magiques où la musique parle à l’âme.